L'écriture de Mandarine

Mes textes, poèmes, états d'âme


Pensées #1

Un ciel sans nuage, une vie qui se déroule comme un long fleuve tranquille… Je crois que c’est ce que tout le monde espère. Mais la réalité est toute autre. Où est-ce que je veux en venir en affirmant ceci, aucune idée. Je n’ai pas envie de ressasser les fautes que j’ai commises, les épreuves que  j’ai dues affronter. De nos jours, avec l’aide d’internet et des réseaux sociaux, chacun à la possibilité d’exposer sa vie au grand jour, d’étaler son faux bonheur à l’envie de leurs connaissances et même devant de pur étranger. Je m’éloigne de cette tendance de plus en plus. 

J’ai grandi avec l’avènement  des  premiers ordinateurs domestiques, des tout premiers publinet, de la première connection  directe d’une certaine élite ayant accès au monde virtuel. Cet espace criant une nouvelle liberté et explosant de possibilité  c’est terni au fil du temps au contact de cœurs malveillants. Ce dévoreur de temps endors désormais  notre cerveau à coup de dopamine expresse. Jeux mobiles, streaming disponible à la demande, flot incessant de contenu  ……..

Cette avancée technologique miroitait l’éveil des consciences, au partage de nombreuses connaissances et découvertes, à la disparition des écarts ingrats imposés par l’espèce humaine.

J’ai été happée dans ce monde comme beaucoup. Envahi par le besoin d’être parmi les premiers à utiliser ce nouveau réseau social, à suivre les informations en temps réel, à devenir la meilleure à ce jeu dont tout le monde parle. Suivre le plus de personnes et leur donner des likes, ne rien manquer du nouveau contenu disponible, à être à jour ! Mais, je me rends compte que c’est ma vie qui n’est plus à jour…  Cette évasion permanente de mon monde réel, celui dans lequel mes rêves s’évanouissent par manque de temps et de motivation.

Un vent glacial souffle sur ce jour de printemps, j’avais déjà rangé les vêtements chauds… 

Nous sommes allongés dans notre chambre, j’aimerais que tu me parles. Si seulement je pouvais entendre tes pensées, connaître ce que ton cœur ressent. Je sais que tu es préoccupé et que tu cherches les meilleurs choix. J’aimerais juste t’écouter. Même si ton esprit va dans tous les sens, je serai soulagée que tu déverse tes inquiétudes. Je ne dirais rien, blotti contre ton corps à écouter ton esprit se décharger du flot de préoccupations qui te ronge.

Malgré les nombreuses années passées ensemble, une timidité nous habite encore. Très méfiant de nature envers quiconque, on ne se livre pas facilement.  Nous sommes pourtant empli de confiance et d’amour l’un envers l’autre, c’est envers nous même qu’il y a un travail à accomplir encore pour fusionner nos lumières, nos âmes.  

Je comprends et accepte cette difficulté à nous exprimer librement parce que je suis comme toi. Je souhaite vraiment que nous allons continuer d’évoluer ensemble vers cette symbiose. 

Un déferlement d’idées chaotiques comme toujours, reflet du fonctionnement de mon cerveau. Comment écrire un texte qui se tient dans ces circonstances? Dois-je essayer de contraindre, réécrire, organiser mon discours quand il fait partie de mon essence même? Ou bien dois-je le libérer, me faire confiance et faire en sorte que cette explosion de mots soit mon exutoire, miroir de mon être et conscience.


En savoir plus sur L'écriture de Mandarine

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.



Laisser un commentaire